Par : Admin
de Janvier 14, 2020
IMMENSE RÉSERVOIR DE DIVERSITÉ
Pays magnifique renfermant d’énormes atouts naturels aussi insoupçonnés qu’attrayants, la RDC présente des univers divers avec un patrimoine culturel extraordinaire porté par les quelques centaines d’ethnies qui composent sa population.
Son riche écosystème présente une variété de paysages d’une beauté exceptionnelle (savanes, forêts profondes, montagnes, mangroves, fleuve et rivières), elle-même façonnée par la diversité climatique à l’œuvre au Congo. Ainsi qu’une faune unique avec de nombreuses espèces endémiques au pays dont plusieurs spécimens emblématiques parmi lesquels l’okapi, le bonobo, le gorille de montagne, le gorille de plaine, le paon congolais et jusqu’il y a peu le rhinocéros blanc.
Ce formidable réservoir de faune et flore est notamment présent au sein des huit parcs nationaux et des soixante-trois réserves et domaines naturels que comptent la RDC, dont plusieurs sont inscrits à la liste des sites mondiaux en danger de l’UNESCO. La plupart de ces espaces protégés sont confrontés à de graves problèmes (braconnage, déforestation, pillage des ressources naturelles, etc.) liés aux troubles que le pays a connus ces quinze dernières années. Tout cela forme ce pays unique en bien des aspects, d’une beauté et richesse incroyables, et au potentiel, écotouristique énorme.
PAYS DE SUPERLATIFS
L’immensité de son territoire le place au douzième rang mondial : 2 345 409 km² (80 fois la Belgique et 4 fois la France), c’est le pays le plus peuplé d’Afrique centrale.
La capitale Kinshasa, mégapole de douze millions d’habitants occupe le même fuseau horaire que Bruxelles et Paris et se trouve à plus de 500 kilomètres au sud de l’équateur. Celui-ci traverse le pays, conférant au Congo son climat tropical.
A proximité de l’équateur, dans la province du Nord-Kivu, on trouve le troisième plus haut sommet d’Afrique couvert de neiges éternelles : le Pic Marguerite du massif du Ruwenzori qui culmine à 5 119 mètres (juste derrière le Kilimandjaro et le Mont Kenya).
Autre caractéristique impressionnante : le réseau hydrographique de la RDC qui couvre environ 77 810 km² et est constitué de quantité de lacs et rivières, dont les fameux Grands Lacs (lac Victoria, lac Tanganyika, lac Edouard, lac Kivu…) à cheval sur les pays voisins à l’Est, et qui comptabilisent aussi des records au niveau africain et mondial. Et bien sûr le majestueux fleuve Congo, véritable colonne vertébrale du pays, et deuxième fleuve au monde derrière l’Amazone pour son débit de 80 832 m³/s, et cinquième par sa longueur (4 700 km).
Mais la RD Congo, c’est aussi ce « scandale géologique », avec des teneurs incomparables en minerais parmi les plus précieux au monde (coltan, diamant, or, cuivre, étain…).
La RDC peut être fière également de posséder 47% du massif forestier tropical du continent africain, le deuxième du monde après l’Amazonie et 6% des réserves tropicales mondiales. C’est dire la démesure présente au sein d’un seul pays et la richesse incroyable qu’il contient. D’où l’énorme intérêt qu’il suscite, y compris sur le plan touristique.
PATRIMOINE CULTUREL EXCEPTIONNEL
Près de 450 ethnies différentes cohabitent sur le territoire tout en conservant leur mode de vie propre qui se traduit par de nombreuses pratiques spécifiques comme les danses, les musiques, les masques, l’habitat, l’artisanat et divers arts formant ainsi un patrimoine humain et culturel unique.
La langue officielle est le français aux côtés des quatre langues nationales reconnues : le swahili dans les provinces de l’Est ; le lingala dans la Province Orientale, l’Equateur et à Kinshasa ; le kikongo dans les provinces du Congo-Central et du Bandundu ; et le tshiluba dans les deux Kasaï et le Katanga. Des centaines de dialectes sont également identifiés dans le pays, qui font partie de son patrimoine immatériel.
Kinshasa s’est affirmée comme le carrefour de toutes les cultures du Congo et d’ailleurs à la suite de mouvements de populations à travers le temps. Elle a réussi à créer et à développer sa propre culture, basée notamment sur un sens de la fête…(voir le Petit Futé Kinshasa). Rendons aussi hommage à cette population congolaise chaleureuse, pour qui le visiteur de passage est toujours le bienvenu, à la mesure des moyens disponibles et fidèle à la tradition d’accueil.
CONTRÉE MYTHIQUE
De tous temps, et bien avant sa découverte officielle à partir du 15ème siècle, le Congo a fasciné et nourri de nombreux mythes, fantasmes et rêves d’exploration depuis le vieux continent européen. Dès le premier siècle, l’astronome et géographe Ptolémée situe approximativement les Monts de la Lune (Massif du Ruwenzori) et des lacs supposés alimenter le Nil, sur sa célèbre carte du monde. Ce qui donnera lieu à de nombreuses expéditions au fil de l’histoire, souvent largement médiatisées en Europe : tout d’abord celles, portugaises, du 15ème siècle qui marquent la découverte de l’embouchure du fleuve Congo.
Jusqu’aux explorations britanniques et belges du 19ème siècle, ces dernières aboutissant à la création de l’Etat Indépendant du Congo, propriété personnelle du Roi Léopold II. Autres figures et épisode historiques légendaires qui ont nourri la fascination européenne à propos de cette région à la même époque : l’explorateur Stanley parti à la recherche du Docteur Livingstone qu’il retrouvera finalement en 1871 avec la célèbre formule restée célèbre elle aussi : « Dr. Livingstone, je présume ? ».
Sans parler des campagnes esclavagistes à l’œuvre au cours du 19ème siècle et conduites depuis Zanzibar par les « Arabisés » et Tippo Tip. Ne manquait plus qu’un certain Joseph Conrad avec son édifiant « Heart of Darkness » (1902), l’évocation des missionnaires partis évangéliser le cœur de l’Afrique, et autres récits coloniaux épiques (construction du chemin de fer, campagnes anti-esclavagistes, capture et exhibition de Pygmées, légendes de cannibalisme ou lions mangeurs d’hommes, etc.), pour rajouter à l’imaginaire collectif sur cette contrée à l’histoire véritablement incroyable. Et dont des vestiges subsistent aujourd’hui (objets ethnographiques, marchés aux esclaves, bateau de Stanley, missions religieuses, première locomotive, etc.).
POTENTIEL IMPRESSIONNANT
Potentiel humain tout d’abord avec une population de plus de 70 millions d’habitants, et une forte croissance démographique évaluée à 3,3% par an. Une population jeune donc, dont les moins de quinze ans constituent 46%. Et qui, en cas de contexte économique stable et pourvoyeur d’emplois pour le plus grand nombre, représenterait une force de travail assez incroyable pour le pays.
Énorme potentiel économique ensuite, lié en premier lieu à l’industrie minière, ce secteur si bien contrôlée par les grandes puissances mondiales. Trop peu de profit pour le pays malheureusement et trop trop de sang versé… Autre secteur porteur économiquement et pourvoyeur d’emplois en plus d’assurer à terme une autosubsistance bien nécessaire : le potentiel agro-alimentaire de cette terre si fertile et au climat tropical propice et varié où tout pousse comme par enchantement.
Et pourtant le Congo doit encore importer massivement des produits alimentaires, alors qu’il pourrait nourrir tout le continent si ce secteur était organisé autrement ! Ce qui constitue par ailleurs des pistes intéressantes en termes d’agrotourisme, comme c’est déjà le cas au sein de certaines initiatives dans la périphérie de Kinshasa et ailleurs dans le pays avec des domaines agro-pastoraux ou agro-forestiers ouverts au public, notamment au Katanga.
Les énormes ressources hydrographiques représentent aussi un fort potentiel à différents niveaux : production d’électricité, halieutique, en termes de transport et tourisme… Sans parler bien sûr des ressources naturelles en faune et flore et de ces espaces vierges et authentiques (parcs naturels) déjà évoqués, dont l’impact touristique paraît évident.
PERSPECTIVES ÉCO-TOURISTIQUES
L’ensemble de ces secteurs, s’ils étaient mieux développés seraient favorables à l’éclosion d’un écotourisme durable et relativement facile à mettre en place tout en nécessitant peu d’investissements. Que ce soit via l’agrotourisme, le tourisme industriel, fluvial, historique, culturel…
Les parcs nationaux notamment permettent rien qu’à eux seuls le développement d’un tourisme de vision (safaris), très porteur économiquement, et/ou d’un tourisme d’aventure (trekking, alpinisme, activités nautiques, etc.).
Reste aux Congolais à prendre ces initiatives et dégager les moyens nécessaires pour déployer ces projets d’envergure et optimiser les immenses ressources en latence de leur pays. Pour qu’on assiste enfin au « réveil du géant » et que la RDC prenne la place qui lui revient sur l’échiquier mondial, eu égard à toutes ses potentialités. Et pour que cela profite aussi à la population. Mais gardons espoir, d’autant que l’on constate que les choses commencent à bouger et qu’une vraie volonté politique s’affirme en matière de tourisme. Pourvu que ça dure.
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